Vie de merde - Le forum / Je…

#51 22/06/2012 23:01:49

Homme
Aujourd'hui, je sais l'écrire.
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Re: Je…

Je souhaite ce soir partager avec vous un texte dont je suis fier.
Je l'ai retrouvé ce soir, un peu par hasard.
C'est par jeu que je l'ai produit. 10 mots = une histoire... vous connaissez. Sauf que là il y avait 75 mots à placer. Nous étions un peu fou.

Les 75 mots imposés étaient :
aérien  /  ailleurs  /  aléas  /  arts contemporains  /  aspiration  /  attente  /  babines  /  Belgrade  /  blues  /  bonbon  /  bricoleur  /  bulle  /  cassoulet  /  chantilly  /  chaud  /  crachoir  /  critère  /  démoniaque  /  dialecte  /  enregistrer  /  envie  /  envolée de moineaux  /  épuisette  /  érotiques  /  essence  /  gauloise  /  généreux  /  grandir  /  grave  /  homélie  /  horizon  /  inconnus  /  intime  /  inversement  /  karaoké  /  la moisson  /  liturgique  /  logorrhée  /  manouche  /  méditerranée  /  mensonge  /  métaphysique  /  musique  /  obsolète  /  osso bucco  /  ostensible  /  oui mais  /  panty  /  parachute  /  paradis  /  péripatéticienne  /  photo  /  pirouette  /  plénitude  /  pour lui  /  précieux  /  priapisme  /  pull  /  quantifiable  /  rançon  /  regard  /  ribambelle  /  sac à dos  /  savoir  /  science-fiction  /  soupe aux choux  /  sourire  /  stupeur  /  suspicieuse  /  taire  /  temple  /  tendre  /  terrine  /  transformation  /  universel

A l'époque, je signais « ZeDoc ». Maintenant, je signe sous le nom d'un médicament. Il y a sûrement beaucoup d'ironie derrière tout ça, mais ce n'est pas l'objet de cette publication.


_________________________
Jeanne

- … bucco ou cassoulet ?
Perdue dans ses pensées, Jeanne regardait sans la voir sa tartine de confiture s'égoutter lentement au-dessus de son mug de café chaud… avec trois sucres, s'il vous plait, merci. Son pull fétiche à même la peau, un vieux jogging sur les fesses, les cheveux en bataille, le regard ailleurs, aucun bruit de l'extérieur ne semblait capable de la sortir de sa torpeur :
- Allô, allô Jeanne ! Ici Houston. Me recevez-vous ?
Hein !
Raphaël venait de s'asseoir en face d'elle, tout sourire, apportant de la cuisine son propre petit déjeuner :
- Tes parents débarquent ce soir pour s'assurer que leur fi-fille adorée est vraiment bien installée. Qu'est-ce que tu veux que je leur prépare à manger ? Osso bucco ou cassoulet ?
Après encore quelques secondes -ou plutôt quelques heures- de stupeur, elle trouva enfin assez d'énergie pour sortir de sa bulle et articuler quelques mots :
- Cassoulet. Ça plaira à papa.
Elle planta enfin ses dents dans sa tartine. Elle commençait tout juste à reprendre quelques couleurs lorsque, sa tasse terminée, Raphaël se dirigea vers la fenêtre donnant sur la cour intérieure de l'immeuble. Il allait allumer sa sacro-sainte première petite gauloise de la journée, et la griller appuyé sur la rambarde pour éviter de trop empester l'appartement. Une envolée de moineaux troubla le silence très relatif lorsqu'il ouvrit la fenêtre, et elle put entendre les sons si caractéristiques de son Zippo – Chling ! (Ouverture) tchik tchik (allumage) … Clac ! (Fermeture).
- Raph. Pas d'entrée. Papa apportera une terrine de sanglier.

Ils avaient emménagé à quatre colocataires dans cet appartement de Paris environ dix mois auparavant. Il y avait Alain, Catherine, Raphaël et elle. Alain et Catherine formaient déjà un couple à ce moment là, mais il n'y avait pas cette sorte d'intimité entre les deux autres. Officiellement tout du moins. Car Jeanne était assez vite tombée sous le charme du copain d'Alain, ce grand garçon avec un look un peu manouche, de père français et de mère italienne, cuisinier formidable, et doté d'une voix grave de baryton -il épatait tout le monde lors des soirées karaoké- avec une pointe d'accent de la méditerranée. Oui mais hélas, l'hidalgo n'avait donné aucun signe de réciprocité à ses élans du cœur. Rien de vraiment ostensible en tout cas. Elle avait cru, de temps en temps, apercevoir un regard plein d'aspiration, mais finissait toujours par se convaincre que ce n'était que son imagination, qu'elle avait juste vue ce qu'elle avait envie de voir. Elle avait même tenté un ou deux timides essais d'approche qui, malheureusement pour elle, n'avait été suivi d'aucune transformation, comme aurait pu dire son père amateur de rugby. Bref, l'histoire de cœur qu'elle aurait voulu construire avec Raphaël était pour le moment plus proche de la Science-fiction que du paradis terrestre. Et pourtant, elle était bien foutue. Elle en était parfois même arrivée à se dire qu'elle devrait peut-être lui présenter Michel, son collègue de bureau homosexuel.
Pour l'heure en tout cas, ils n'étaient que tous les deux dans l'appartement puisque Alain et Catherine étaient partis passer leur week-end à Belgrade. Ils avaient le bon goût d'effectuer autant que possible leurs parties de jambes en l'air à l'extérieur. Ils ne verraient vraisemblablement pas grand chose d'autre de la ville que l'aéroport et l'hôtel… Alain racontera qu'il était malade -et chuchotera "priapisme" à l'oreille de Raph- mais heureusement qu'il avait avec lui une jolie petite infirmière particulièrement dévouée. C'était à peu près toujours le même numéro agaçant. Mais bon… elle les aimait quand même.

Et ce soir, papa et maman venaient dîner. Ça ne l'enchantait pas vraiment. Elle allait devoir subir (et faire subir à Raphaël surtout. Le comble de la honte) l'interminable logorrhée de sa mère sur ses histoires de voisinage et de jardinage, ainsi que la perpétuelle homélie de son père sur une certaine partie de pêche où il avait sorti un énooOOoorme silure -heureusement qu'il avait son épuisette- dont la particularité principale était de grossir au fur et à mesure des années et que papa racontait cette histoire. Elle espérait seulement qu'ils auraient tout de même le bon goût de se taire un peu de temps en temps, de leur ménager à Raph et elle quelques précieux moments de silence pour leur permettre de respirer à nouveau et surtout d'aller vider le crachoir qu'ils allaient devoir tenir toute la soirée. Oui, pas de doute, mauvaise soirée en perspective.

Et celle d'hier n'avait pas été mieux. Les aléas du travail lui avaient adjoint un talentueux garçon pour toute une semaine: Mikaël. Talentueux et superbe tel un dieu sorti tout frais de son temple, avait dit Michel en connaisseur. Ils devaient im-pé-ra-ti-ve-ment boucler un dossier ca-pi-tal pour la fin de la semaine. Tu parles ! Elle connaissait maintenant suffisamment sa boîte pour savoir que le document ca-pi-tal ne serait lu au mieux que dans un mois. Ils n'avaient pratiquement pas d'information pour remplir ce dossier -comme d'habitude- et ils durent collecter à droite et à gauche tout ce qu'ils pouvaient. Finalement, la moisson fut assez correcte, et ils ne leur restaient que la mise en forme du paquet en langue de bois -un dialecte que Mikaël maîtrisait heureusement assez bien et que Jeanne détestait- pour donner à l'ensemble une impression d'énorme quantité de travail. Peaufiner, vérifier l'orthographe, enregistrer, imprimer pour relire, diffuser par mail… ils avaient enfin fini hier soir, vers 22h30.
- On mange un morceau ensemble et je te raccompagne ? D'accord ? Je n'aime pas trop l'idée que tu rentres seule dans le métro à une heure pareille.
L'appartement serait vide à cette heure. Les deux tourtereaux de la colocation devaient finir leur périple aérien vers l'est, et Raph serait encore chez sa mère, comme tous les vendredi soir, dégustant sûrement une soupe aux choux, une cuisse de poulet froid avec de la mayonnaise, et un bol de framboises avec de la chantilly. Et en ce qui concernait Jeanne, la perspective d'une boîte de raviolis en guise de repas ne l'enchantait guère. Et elle avait très faim.
- Je suis d'accord sur le principe. Qu'est-ce que tu proposes Mikaël ?
- Je connais un excellent restaurant japonais. Le problème, c'est qu'il est un peu tard. Je ne sais pas s'ils servent encore en salle. Mais dans le pire des cas, on pourra prendre un truc à emporter. Le restau n'est pas très loin de chez moi.
Ding ding ding !!  Alerte ! Alerte ! Où il va là ?? Ce mec a des idées crapuleuses!! Attention !
Elle décida de le tester avec une question très directe. Chez pas mal de mecs, ça marche assez bien. Soit ils s'enfuient, soit ils s'enfoncent. Le peu qui reste est en général un peu plus intéressant que la moyenne. Avec Raphaël, elle n'aurait jamais osé ce genre de test.
- Tu me proposes juste un repas ou tu veux coucher avec moi ?
- Allons.. Un repas quand la compagnie est agréable est mieux que "juste un repas".
Et une pirouette, une ! Malgré tout, il ne s'en sortait pas mal, et puis de toute façon, elle avait vraiment faim. Elle se léchait déjà les babines à l'idée d'avoir bientôt sous son nez un assortiment de sushi, sashimi et petites brochettes. Pourtant, elle essaya de cacher son enthousiasme pour ne pas trop encourager son collègue.
- Ok pour le japonais.
- Bien. Je les appelle tout de suite pour me renseigner. Si on doit emporter, ils pourront nous préparer le tout, et ça nous évitera l'attente de la préparation.
Une demi-heure plus tard, ils sortaient du petit restaurant pour se rendre chez lui. C'était un grand deux pièces à la décoration assez dépouillée, avec par-ci et par-là quelques œuvres issues des arts contemporains, trop abstraits au goût de Jeanne. Il avait mis un peu de musique, encore un truc bizarre qu'il avait qualifié de blues liturgique, étrange mais écoutable malgré tout. Ils avaient mangé. Ils avaient bu du vin. Peut-être un peu trop, car…
Elle ne pouvait même pas se raccrocher à l'idée qu'il avait été démoniaque. Elle aurait dû être plus suspicieuse. Elle se doutait qu'il devait déjà avoir cette idée en tête quand il l'avait invité. La soirée avançant, elle s'était détendue et ils s'étaient donnés l'un à l'autre jusqu'à la plénitude. Son corps avait pris le dessus sur son cœur. C'était à craindre compte-tenu de son état de manque affectif.
C'est juste après, tandis qu'il s'endormait lentement, un sourire béat sur les lèvres et quelques perles de sueur sur le front, que la culpabilité pointa le bout de son nez pour se faire de plus en plus envahissante.
Mikaël était un bon amant. De ce point de vue là, elle n'avait rien à regretter. Il n'y avait pas eu une ribambelle d'hommes dans sa vie intime, et sans donner de "note" à ses performances érotiques -le coït n'a rien de quantifiable- elle l'aurait certainement placé parmi les trois meilleurs de sa carrière de péripatéticienne ! de pute ! Tu t'es jetée sur lui comme une chienne en…
Ta gueule !!! Tais-toi.
 
Comme elle sentait monter un torrent de larmes, elle quitta le lit aussi discrètement que possible, ramassa son panty, son chemisier, sa jupe, chercha un instant son soutien-gorge et ses bas, puis passa enfin dans le salon pour s'habiller. Puis, son petit sac à dos dans une main et ses chaussures dans l'autre, elle sortit et tira doucement la porte derrière elle. Elle avait pensé laisser un mot sur la table, quelque chose pour expliquer son départ, mais c'était au-dessus de ses forces.
Dehors régnait la nuit. Il était près de deux heures du matin. Pas un taxi à l'horizon. Elle rentra donc à pied, se repassant les scènes de cette soirée, et divaguant en se demandant -un délire parmi tant d'autre- si la présence d'un tréma dans le prénom pouvait être un critère de sélection déterminant pour "ses hommes".

Jeanne avait terminé son café sans même s'en rendre compte lorsque le téléphone sonna, la tirant hors de ses souvenirs. Elle décrocha :
- Allô, Jeanne ?
Mikaël !
- Oui.
- Pourquoi tu t'es sauvée hier soir ?
- Je… c'est compliqué.
Elle se sentait devenir pâle. Raphaël la regardait avec inquiétude, le sourcil interrogateur :
- C’est à cause de Raphaël ? C'est ça ?
- QUOI ? Mais… Co…. Comment tu… ? Je ne t’en ai jamais parlé !
- Euh… oui et non. Hier soir, pendant le… le "grand final", c'est son prénom que tu as prononcé. Je ne suis pas encore tout à fait aveugle et je me suis douté que... mais bon… Est-ce… Est-ce qu’on se reverra quand même ?
Elle regardait fugitivement son colocataire, tout en surveillant mentalement ses propres paroles en espérant qu’il ne se douterait de rien.
- Je ne crois pas.
- Ok. Je comprends. C’est un peu ce que je craignais. Je regrette que ça s’achève si vite… mais c'était bien. J’ai passé une super soirée.
- Oui… D’accord.
- Ok… je crois que je suis tombé au mauvais moment. Je te laisse. Au revoir.
- Au rev…
Mikaël avait déjà raccroché. Elle alla s'asseoir dans le canapé, et laissa sa voix intérieure prendre le dessus.
Dis donc ma cocotte ! Il serait peut-être temps de grandir un peu non ? Arrête de rêvasser et regarde les choses en face ! Raphaël est mignon, gentil, doux, généreux, bon cuisinier, peut-être même qu'il est un formidable bricoleur, mais il ne s'intéresse pas à TOI ! Descends de ton nuage ! Il n'y a qu'en photo que tu pourras l'avoir. Tu penses te REmettre en jachère combien de temps encore avant qu'il daigne enfin jeter ne serait-ce qu'un regard de pitié sur ta misérable petite…
- STOP !!!
Elle avait hurlé. Raphaël se tourna brusquement vers elle :
- Oh, toi… tu as un gros problème !
Je te l'avais dit ! De la pitié…
Tais-toi ! TAIS-TOI !

Il vint s'asseoir à côté d'elle, passa son bras sur ses épaules, et approcha sa bouche près de son oreille :
- Est-ce que je peux t'aider ? Tu veux en parler ?
- Je ne sais pas.
Des centaines d'idées dites par autant d'inconnus résonnaient dans sa tête. Qu'allait-elle pouvoir lui dire ? Un mensonge ? Et est-ce qu'elle aurait un bonbon si elle récitait bien la leçon ? Mais inversement, si elle lui disait la vérité, comment allait-il réagir ? Où était la belle solution parachute qui allait lui permettre de s'en tirer sans trop de fractures ? S'il y avait un Dieu universel, qu'il se manifeste vite, vite, viiiiitte…
Pas besoin de faire de la métaphysique pendant des heures pour comprendre que, dans un cas comme dans l'autre -tout dire maintenant, ou se taire à tout jamais… comme pour arrêter un mariage- la rançon resterait élevée. Malgré tout, tout son cœur, toute son essence, toute son âme l'inclinait à parler. Elle ne voulait plus lui mentir. Elle allait dire la vérité. Pour lui. Et tant pis si elle ne devait finalement récolter que les morceaux brisés d'un amour espéré et devenu obsolète avant même d'avoir commencé.
Elle lui raconta donc sa soirée avec l'autre, blottit contre son épaule à lui, mais surtout sans le regarder lui, depuis son départ du bureau avec l'autre, jusqu'à sa traversée de Paris seule. Un lourd silence s'installait pour une éternité quand Raphaël prit enfin la parole :
- Ok… Je comprends… Mais, ce n'est pas si grave si tu…
PAS SI GRAVE ! Mais tu ne comprends pas qu'il ne m'intéresse pas. Ce n'est pas de lui que je veux. Celui que j'aime c'est…
Elle s'interrompit, réalisant soudain ce qu'elle allait lui dire. Se sentant rougir, elle garda les yeux fixés sur ses chaussures et se cacha derrière ses cheveux :
- Moi ?
Ce tout petit "moi" devenu lourd de sens n'était pas vraiment une question. Il résonna longtemps dans la pièce comme une sorte de surprise subtilement teintée de soulagement, comme une révélation secrètement espérée.
Après un moment qui sembla interminable pour Jeanne, Raphaël la serra un peu plus contre lui, souleva son menton de sa main libre, écarta quelques unes de ses mèches et se rapprocha d'elle lentement pour goûter ses lèvres :
- Tu n'imagines pas depuis combien de temps j'attendais ce moment. J'ai eu envie de toi dès le premier jour de notre rencontre.


Août 2005

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#52 10/03/2013 22:52:12

Homme
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Re: Je…

2657 mots d'après OpenOffice.  tongue

Spoiler : Afficher

Edition TEST

Dernière modification par Alprazolam025 (10/03/2013 22:52:12)

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#53 22/06/2012 23:08:36

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Re: Je…

À partir du moment où le texte n'est pas limité en taille, la contrainte n'est plus si importante que ça ^^.


Quand l'ancien correcteur passait, les fautes trépassaient. Sauf quand il se trompait.

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#54 27/08/2012 17:29:28

Homme
Aujourd'hui, je sais l'écrire.
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Re: Je…

Me revoilà.
Mes passages seront probablement rares et discrets...
Mais j'essayerai de passer régulièrement pour vous lire, et peut-être intervenir si le sujet m'y pousse.

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#55 27/08/2012 18:37:22

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Re: Je…

Je ne te connais pas (enfin, pas autrement que par ce que tu as livré sur cette présentation et dans le "Dis-moi tout"), et il est trop tard pour te souhaiter la bienvenue.

Mais je voulais juste te dire que j'ai lu ton texte, et que je l'ai trouvé agréable à lire. La fin est peut-être un peu attendue, mais si elle était autrement ce serait vraiment pessimiste, et on n'a pas besoin de ça.
Mais sinon, c'est une nouvelle bien agréable à lire smile


Je me présente, Isolée de France, déesse vénérée de la littérature
How do you know I'm me ?

                                                                                                                                             NO PASARAN !

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Snurb aime ça.

#56 27/08/2012 19:21:39

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Re: Je…

Re-bienvenu.

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#57 27/08/2012 21:03:11

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Re: Je…

Bon retour.


# Bite

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#58 30/08/2012 00:07:02

Aujourd'hui, je sais l'écrire.
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Re: Je…

Yeah Alpra est de retour !
Bienvenue au bercail...


"Les enfants c'est comme les pets, on supporte surtout les siens"...

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#59 30/08/2012 02:08:14

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Re: Je…

Merci pour vos raccueils.

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#60 30/08/2012 10:45:50

Aujourdhuit
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Re: Je…

Je pourrai te souhaiter la bienvenue, Alpra, mais tu es bien plus ancien que moi ici. Du coup, je te dirais plutôt Enchantée.

P.S. Jolie voix, en tous cas.

Dernière modification par Grivette (30/08/2012 10:46:31)


...

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#61 06/10/2012 11:17:49

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Re: Je…

Merci Grivette. smile

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Grivette aime ça.

#62 09/10/2012 14:06:07

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Re: Je…

Enchantée aussi ! smile

Quelle présentation, mes aïeux. J'ai joué aussi à faire de longs textes comme celui-là dans ma jeunesse, ou à rédiger des longs textes qui semblaient compliqués mais qui en réalité ne voulaient rien dire, et à les faire lire aux gens. La substantation réciproque était alors à l'origine de la difficulté de compréhension qui subsistait au sein du syndrôme même de l'appellation de ladite susbstantation. Alors qu'au fond, tout le monde sait très bien qu'il suffit d'une fois pour que la perception soit momentanément brouillée au contact des pseudos-appellations qui sont en réalité des prétextes à élaborer des issues de secours au sens psychologique du terme, tant la pression va de soi par elle-même en deçà du paradoxe qui en découle. tongue

Tu connais Edika, le dessinateur de BD ? Il est fort en bulles dans le genre de ta présentation.


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#63 09/10/2012 14:27:06

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Re: Je…

Oui. Bien sûr que je connais.
Je l'ai même croisé en dédicace avec Maester il y a environ 20 ans. smile

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#64 09/10/2012 14:48:03

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Re: Je…

Maester, c'est celui qui faisait les histoires sombres en perspectives déformées ? Ou c'était Foester ? Je ne sais plus... je fais allusion aux dessinateurs de FLuide Glacial d'il y a 27 ans.
Edika est mon préféré. smile


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#65 09/10/2012 17:03:42

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Re: Je…

Celui dont tu parles, c'était Foester.
Maester, c'est l'auteur de "Athanagor Wurlitzer, Obsédé sexuel non pratiquant" et "Sœur Marie-Thérèse des Batignolles" entre autres choses.

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#66 10/10/2012 07:51:41

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Re: Je…

Athanagor Wurlitzer, j'adore smile smile Un peu moins soeur Marie-Thérèse....


Si vous parlez à Dieu, c'est que vous êtes croyant. S'il vous répond, c'est que vous êtes schizophrène.

Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux.
- Benjamin Franklin
Travbranlgnieur diplômé

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#67 10/10/2012 14:57:40

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Re: Je…

Et Henriette Duman, et Carmen cru, vous vous souvenez ? big_smile Et Jean-Claude Tergal ?

Citation d'une image d'une BD d'Edika, très ancienne :
C'est au supermarché, le client demande un renseignement tout con à la caissière, et la caissière engueule le client. Elle lui sort toute une longue bulle (Edika faisait souvent des longues bulles quand il avait la flemme de finir le dessin d'une image), qui dit à peu près ça :
"Quoi ? Mais comment osez-vous, monsieur ? Pour qui me prenez-vous ?" etc. "Je ne suis pas celle que vous croyez, je ne suis pas de celles à qui on manque de respect" etc. etc. "Vous vous méprenez monsieur, vous n'êtes qu'un goujat" etc. "j'aime mon mari moi monsieur, et je suis sûre que c'est un sentiment que vous êtes incapable d'éprouver."

Et, juste en dessous, une petite bulle ajoutée, qui dit : "pourriez-vous aimer mon mari ?"

C'est très con mais ça m'avait bien fait marrer !


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#68 10/10/2012 14:58:35

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Eaujeaurduit
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Re: Je…

Je sais que c'est une banalité mais j'adore Edika!

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#69 10/10/2012 15:11:37

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#70 10/10/2012 15:15:21

Homme
Eaujeaurduit
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Re: Je…

Mouahahahha

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#71 12/10/2012 10:52:02

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Re: Je…

Mouaha
Et Bronsky, et Clark Gaybeul ! lol


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#72 05/09/2013 22:02:06

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Re: Je…

Non.
Rien.
C'est juste au cas où... pour plus tard.

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#73 05/09/2013 22:02:22

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Re: Je…

Non.
Rien.
C'est juste au cas où... pour plus tard.

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#74 05/09/2013 22:02:37

Homme
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Re: Je…

Non.
Rien.
C'est juste au cas où... pour plus tard.

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#75 05/09/2013 22:02:52

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Re: Je…

Non.
Rien.
C'est juste au cas où... pour plus tard.

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