Ma vie c'est de la merde, et je vous emmerde sur un forum
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Bonsoir,
Allez, je me lance avant que je me mette à péter une cloche.
Ma psy est une obsédée de la balance. Dès qu'il faut augmenter le traitement de 0,0000000001g (j'exagère à peine), ma psy me ressort son obsession de la balance et de son épouvantail Anorexie-Boulimie-TCA en tout genre.
Certes, à la première consultation, j'étais un brin maigrichonne. Sauf que je sortais d'une histoire épouvantable avec le collègue-subordonné de ma psy (je vous passe les détails scabreux, mais il y avait vraiment de quoi être mal). Malgré tout, elle décide d'enquêter sérieusement sur cette hypothèse de TCA. Résultat ? Pas plus de trouble alimentaire que de beurre en branche. Les analyses sont parfaites, pas de troubles gynéco-cardio-endocrino et j'en passe des meilleures.
De plus, cette maigreur constitutionnelle a été diagnostiquée dans l'enfance (tous les médecins consultés étaient absolument formels, ça ne relève en rien d'un trouble alimentaire).
Malgré cela, elle ne démord pas de sa crainte des troubles alimentaires en tout genre. Pourtant, ma généraliste (qui me voit plus souvent que ma psy, qui bosse à l'hosto) n'est absolument pas inquiète d'un amaigrissement-fantôme (mon poids est on ne peut plus stable et reste quand même très correct, et ce depuis 2,5 ans). Moi non plus, du reste.
Ma mère a tenté de faire comprendre à ma psy qu'elle pousse le bouchon un peu loin.
Malgré tout, ma psy ne peut pas s'empêcher d'agiter l'épouvantail d'une dénutrition sévère si je ne me pèse pas toutes les semaines, limite il faudrait que je me pèse tous les jours.... Euh, je n'ai pas besoin de me peser pour me rendre compte quand je maigris, et ma généraliste n'est quand même pas tarte au point de laisser courir un état de dénutrition si dénutrition il y a !
De plus, si la balance indique 38 kilos alors qu'en réalité, j'en pèse 4 ou 5 de plus, ma psy va paniquer, voire appeler le Samu (j'ai eu le cas d'un médecin pour qui la balance indiquait 38 kilos alors que je pèse 5 ou 6 kilos de +. La femme-médecin en question m'avait demandé de garder mes chaussures parce que sa balance hospitalière était détraquée, m'a t-elle dit : elle indiquait 5 kilos de moins que la masse réelle. Si quelqu'un me voit IRL, il rit aux éclats si la balance indique 38 kilos : si réellement je pesais 38 kilos, je serais beaucoup plus maigre que je ne le suis).
Je vois ma psy vendredi, et je pressens qu'elle va remettre sa dictature de la balance sur le tapis.
=> Comment ne pas péter une cloche quand ma psy me remet la dictature de la balance sur le tapis, en sachant que ça fait 2 ans et des gamelles qu'elle est sur cette obsession pathologique ?
Depuis le temps, elle devrait peut-être cesser de craindre le grand méchant loup qui risque de me manger toute crue....
Si quelqu'un a une idée, je suis toute ouïe....
Merci d'avance


Ouais, tu changes de psy, vite. C'est son problème si elle a un truc à régler avec les TCA, elle doit pas te faire pâtir de ça.
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Bon en fait j'ai dit ça mais j'ai pas tout compris à l'histoire, c'est quoi les TCA ?
(non mais Google explique pas aussi bien que vous
)
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Troubles du Comportement Alimentaire ![]()
Anorexie ou boulimie. Ou les deux en même temps, des fois.
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Astia a écrit :
Bon en fait j'ai dit ça mais j'ai pas tout compris à l'histoire, c'est quoi les TCA ?
(non mais Google explique pas aussi bien que vous)
TCA = Troubles du Comportement Alimentaire. Anorexie et boulimie, pour ne citer que les deux plus connus (il y a aussi l'hyperphagie, moins connue du grand public).
Ouais, tu changes de psy, vite. C'est son problème si elle a un truc à régler avec les TCA, elle doit pas te faire pâtir de ça.
En théorie, ce serait la solution idéale.
Mais c'est l'une des rares spécialistes du TDAH (Trouble Déficit d'Attention avec Hyperactivité, la maladie des enfants hyperactifs) chez l'adulte.
J'ai eu à faire à deux de ses collègues (dont son subordonné à l'hosto) et c'était pire. En sachant qu'il n'y a que 5 spécialistes du TDAH adulte dans toute la France.
En général, quand elle devient hyper obsessionnelle sur un truc, je lui écris un courrier, simple, clair, net et calme. Ça a réglé le problème sur ses autres sujets obsessionnels (parce que le poids n'est, hélas, pas son seul sujet obsessionnel-étouffant).
Par contre, un courrier de ma part sur le sujet poids, je crains que ça n'aie aucun effet sur elle.
Parce qu'en plus, elle bosse dans un service qui reçoit des patients avec des TCA à gogo.
Je crois quand même qu'elle va se bonifier avec l'âge.
Mettons le compte de son inquiétude obsessionnelle maladive dans sa pratique sur le compte de son jeune âge et de sa relative inexpérience (elle n'a réellement commencé à exercer qu'en 2004, par là. Bref, elle est relativement jeune. Pas 25 ans non plus, mais jeune quand même).
Après tout, ma généraliste exerce depuis 20 ans et des poussières, elle a eu le temps d'apprendre à relativiser ![]()
J'ai surtout la conviction qu'elle doit se faire plus confiance à elle, en son intuition de médecin, sans toujours vouloir rentrer à tout prix dans des cases de critères de diagnostic : les critères de diagnostic ne sont pas des directeurs de conscience, ils ne sont pas là pour penser à sa place. Ils sont une aide au diagnostic, ils ne sont pas le diagnostic. Humm, chépa si c'est très français ce que je dis...
Ce qui n'enlève rien à la pénibilité du côté obsessionnel de ma psy, et qu'elle me donne du fil à retordre autant que je lui donne du fil à retordre (elle me dit que des patients avec TDAH + maigreur constitutionnelle, elle n'en voit quasiment jamais. Quant à TDAH + surdité, elle m'a confessé qu'elle n'a jamais eu ça dans sa pratique professionnelle : je suis un peu un OVNI pour les médecins
).


Ah oui, on n'avait pas tous les éléments. C'est sûr que si elle est jeune, ça peut effectivement être du à un manque d'expérience et de confiance en elle. A la limite, j'ai presque envie de te conseiller de lui dire ce que tu viens d'écrire, du coup ![]()
Et, je sais pas si ça marcherait, ou si elle pourrait le prendre mal, mais éventuellement lui montrer ta courbe de croissance, pour lui montrer que tu as toujours été mince et que ce n'est pas un problème d'alimentation. Plein de gens sont très minces alors qu'ils mangent normalement, voire beaucoup.
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Effectivement, lui montrer mon carnet de santé, ça peut le faire.
Ce qui et pas mal aussi, c'est de lui proposer d'appeler ma généraliste.
Aussi incroyable que cela puisse paraitre, ma généraliste ne m'a jamais pesé de toute mon enfance. Pourtant, je n'étais pas en pire santé que la moyenne, ni qu'elle me soignait plus mal qu'un autre.
Plein de gens sont très minces alors qu'ils mangent normalement, voire beaucoup.
Ça s'appelle la maigreur constitutionnelle ![]()
Seul truc, ma psy n'en voit pas des masses.
Juste pour que tu te couches moins bête
"maigre" signifie en langage médical un IMC inférieur à 18 à 20 (pas trouvé de consensus sur le sujet : certains parlent de maigreur si IMC inférieur à 18, d'autres à 20.... Bref, difficile de parler de consensus sur ce sujet).
Cependant, l'IMC ne tient pas compte de l'ossature, donc tu peux avoir un IMC à 16 sans que ce ne soit forcément inquiétant.
"constitutionnelle" signifie que ce n'est pas une maigreur pathologique.
Seul hic, si tu as un médecin obsédé par les chiffres, il va s'affoler si ton IMC est inférieur à la norme qu'il a apprise.
Hélas, cette situation arrive souvent en visite médicale administrative (permis de conduire, visite du travail, médecin agréé DDASS etc etc....).
Ce qui conduit à des situations qui seraient comiques si elles ne créaient pas davantage de problèmes qu'autre chose. Par exemple, un patient qui vient sur ses deux pieds deux jambes, bon pied bon oeil, en visite du travail, qui parle de façon cohérente, et à qui le médecin trouve 6/3 de tension. Ben le médecin obsédé par les chiffres va tout de suite appeler le Samu, trouvant au bout du fil un médecin régulateur qui lui conseillera, en s'esclaffant, de vérifier sa mesure avant de rappeler le 15.
(parce que franchement, quelqu'un qui a 6/3 de tension n'est pas sur ses deux pieds deux jambes, ni bon pied bon oeil : il est plus proche du collapsus que de faire les courses de Noel !!)
La solution que je vois pour l'instant c'est de demander à ta généraliste d'écrire un courrier à ta psy, ou de lui téléphoner carrément, pour lui expliquer de quoi il retourne (avec un bon dossier plein de chiffres et de termes médicaux pour la rassurer).
Sinon, l'idée de la lettre, en insistant sur le fait que c'est au psy de rassurer son patient, et pas le contraire^^
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erulelya a écrit :
La solution que je vois pour l'instant c'est de demander à ta généraliste d'écrire un courrier à ta psy, ou de lui téléphoner carrément, pour lui expliquer de quoi il retourne (avec un bon dossier plein de chiffres et de termes médicaux pour la rassurer).
Je crois que je vais lui proposer de téléphoner à ma généraliste en ma présence. Reste à trouver le timing, mais ça peut le faire sans souci (et elle a bien besoin d'avoir des praticiens qui lui apprennent à relativiser dans sa pratique pro. Ma généraliste a la carrure pour ça...) ...
Sinon, l'idée de la lettre, en insistant sur le fait que c'est au psy de rassurer son patient, et pas le contraire^^
Alors lui dire que c'est au psy de rassurer le patient et pas le contraire, je crois surtout que c'est le meilleur moyen d'envenimer la relation avec elle (elle va croire que je fais la donneuse d'ordre, et là, elle va super mal le prendre. Je la connais, mais pas suffisamment pour aller aussi loin. Humm, je doute que ce soit très français ce que je dis, ça ressemble davantage à du grec moderne mdr).
Par contre, je crois que je vais lui sortir : "La balance, c'est pas mon gourou" (je ne vais pas me laisser gouroutiser par cette balance, scrogneugneu)
Je lui ai déjà expliqué que quand je maigris, je me rends compte toute seule de par mes vêtements que j'ai maigri : je n'ai pas besoin d'être collée à la balance pour savoir ça ![]()
Si elle me demande comment on compte s'organiser pour la surveillance des effets secondaires : "Eh bien, on va faire comme on a toujours fait. Ça a toujours bien marché. Parce que franchement, ça rime à quoi de changer un truc qui marche bien ?"
Mébon, le message "arrêter de toujours comparer avec ce que font les autres, ou vous perdez de vue l'essentiel" commence à lui rentrer dans la cervelle, même si c'est lentement mais surement (c'est dingue qu'elle manque à ce point de confiance en elle par rapport à sa médecine : comme si "les autres ont toujours juste, et si on ne fait pas comme les autres, on a tout faux. C'est le meilleur moyen de perdre de vue l'essentiel, à force de se noyer dans des normes qui, en réalité, ne sont jamais inscrites dans le marbre. Et à force d'agir ainsi, c'est là où elle risque surtout de se planter grave, passer à côté de l'essence du problème et proposer des solutions complètement inadaptées).
(entre nous, j'ai pu l'entendre dans le couloir dire à une stagiaire psychologue ou interne que je suis LA patiente à voir au moins une fois en stage. Si ça peut les aider, je ne dis pas non
)
Dernière modification par Giulia27 (01/12/2011 19:07:12)
erulelya a écrit :
Wah quelle fierté
Bof. Si ça aide de futurs pro, je ne vais pas dire non.
De là à considérer ça comme l'alfa et l'oméga de mon CV....
Dernière modification par Giulia27 (01/12/2011 20:10:15)


Au vus de ce que tu raconte, si j'avais un psy (psychiatre je suppose) comme ça, je lui aurai tournée deux baffes, dit d'aller faire soigner ses névroses, et j'aurais changer de crèmerie.
Si il n'y a pas de relation de confiance entre un soignant et un patient, c'est comme chier dans la colle, c'est même contre productif.
[monavis.com]
Dernière modification par psyco_mantis (01/12/2011 20:16:10)
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(Elle à dit qu'elle peut pas changer parce que les spécialistes dans le domaine sont rares)
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(je sais, j'ai lu)
Il n'en reste pas moins que pour moi il est inutile d'aller voir quelqu'un qui ne te fait que chier.
Surtout si son toubib et sa psy ne lui trouve pas de TCA.
D'ailleurs pourquoi consulter un spécialiste des TCA alors qu'elle ne souffre pas de TCA? ? ?
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Elle a deux spécialités : TDAH et TCA.
Et tous ses patients n'ont pas forcément de TCA.
Les psychiatres spécialistes du TDAH, ça ne court pas les rues (il n'y en a que 5 pour toute la France en ce qui concerne le TDAH chez l'adulte).
Psyco_mantis, la relation de confiance se construit. Mais avec ma psy, ça s'est fait très laborieusement. Maintenant, c'est "juste" un peu laborieux, mais sans commune mesure avec le début, où ma psy avait tellement peur de la cata que ça la paralysait.
Depuis que je me suis lancée dans ma bataille politico-légale, et avec quelque succès, elle s'est détendue. Mais le chemin est long : elle manque tellement de confiance en elle par rapport à sa pratique médicale qu'elle a beaucoup de mal à voir autrement que par ses normes de diagnostic et ce que font les autres.
Disons que le message "Si vous comparez avec les autres, vous perdez de vue l'essentiel" passe peu à peu.
Et la confiance avec un psy, ça se construit dans le temps.
Depuis que j'ai quelque succès avec ma bataille politico-légale, elle a cessé d'avoir peur de beaucoup de choses (que ma mère soit pressée que j'habite seule parce que ça l'empêcherait de faire sa vie (ce qui a fait rigoler ma mère, qui a répondu en s'esclaffant : "Mais je fais déjà ma vie !"), que je ne m'en sorte pas dans la vie, que je sois incapable de devenir autonome... Bah, ma psy a compris que "lentement mais surement", et "à chaque jour suffit sa peine"
)
Restait cette histoire de balance, le gourou de ma psy. Pas le mien ![]()
Dernière modification par Giulia27 (01/12/2011 22:50:19)

Bonjour,
Comme Psyco_mentis l'avait deviné, la relation de confiance ne s'est pas faite. Effectivement.
Avec elle, c'était un pas en avant, deux en arrière.
Son truc, c'était : si je prends une décision (par exemple, faire changer une loi. Pour des raisons de discrétion, détails par MP), c'est tellement en dehors des grilles que je suis incapable de décider. Et donc que son obligation est de décider à ma place.
Je suis allée la voir pour une histoire de certificat MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées), ceci afin que je puisse renouveler ma RQTH (Reconnaissance de Qualité de Travailleur Handicapé) et de faire une demande d'AAH (Allocation Adulte Handicapé). J'ai la ferme intention de reprendre mes études en droit.
Son idée à elle est de me préconiser un ESAT (Entreprise et Service d'Aide par le Travail, les anciens CAT, Centre d'Aide par le Travail). De plus, pour elle, une formation initiale à 25 ans est trop tard, et que je ne serai jamais capable d'être juriste.
A la rigueur une licence en droit en formation continue, tandis que je suis en ESAT, pour la culture, mais surement pas faire du droit dans une optique professionnelle (pour elle, je ne suis pas capable de poursuivre des études de droit).
J'ai raconté le tout à ma mère d'abord. Quand elle a entendu "ESAT", elle a éclaté de rire : "Non mais elle plaisante !!!"
Je suis allée directos chez ma généraliste.
Quand je lui ai raconté que ma décision de me battre pour faire changer une loi a amené ma psy à considérer qu'elle doit décider à ma place parce que je suis incapable de décider, elle a ouvert les yeux comme un hibou : "Quoi ? Alors donc, faire changer une loi est une décision hors case, donc elle doit diriger votre vie ? Incroyable !!". (le pire est que j'ai quelque succès à faire changer une loi. Certes, c'est lent, mais le résultat est là)
En ce qui concerne que je serais incapable d'être juriste, selon ma psy : "Non mais pour qui elle se prend ? Elle a une boule de cristal pour savoir ce qui se passera dans trois ans ?"
Pour l'ESAT : "En ESAT ? J'ai bien entendu ? J'ai deux patients en ESAT et franchement, ils sont bien plus lourdement atteints que vous ! Elle ne sait pas de quoi elle parle pour vous préconiser un ESAT. Alors si, en plus, vous n'avez pas envie, il n'y a aucune raison d'y aller !"
Quant à la formation initiale que ce serait trop tard à 25 ans, "Une patiente à moi a repris ses études de médecine à 27 ans".
Ma psy ferait bien de se la boucler de temps à autre je crois !!
Quant au médecin à qui je fais du dépannage informatique (Linux, eh oui, je suis une geekette !!
), les miches ont chauffé : "Elle est complètement folle ! Il faudrait l'enfermer !! En ESAT ? Elle est lourdement atteinte ! C'est plutôt vous qui devrait être sa psychiatre !" (dommage que je n'aie pas de doctorat en médecine !)
C'est tout vu : malgré les difficultés, je change de psychiatre parce que pour en arriver là....


Giulia27 a écrit :
malgré les difficultés, je change de psychiatre parce que pour en arriver là....
Oui, tu penses que c'est la bonne décision parce qu'elle te cause plus de problèmes qu'elle n'en résout et que malgré la difficulté de trouver un psychiatre spécialisé en TDAH tu réalises que ça en vaut la peine.
Spoiler : Afficher
Ça fera 200 euros à tous les membres de VDM qui ont posté ici (moi compris).![]()
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Giulia27 a écrit :
malgré la difficulté de trouver un psychiatre spécialisé en TDAH
Mon frère en voit un vraiment tip-top, sauf qu'il est en Belgique. Grâce à son TDAH, il a droit à plus de temps de les autres pour terminer ses interros et examens !
Dernière modification par Holly_ (03/12/2011 00:29:49)
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Holly_ a écrit :
Giulia27 a écrit :
malgré la difficulté de trouver un psychiatre spécialisé en TDAH
Mon frère en voit un vraiment tip-top, sauf qu'il est en Belgique.
Bah justement. il est en Belgique.
Et pour me faire rembourser ce genre de soins en Belgique par la Sécu française, bonne chance !! Parce que le TDAH chez l'adulte n'est même pas reconnu par la Sécu française (chez l'enfant, c'est automatique. Pas chez l'adulte. Pourtant, c'est la même maladie. Chercher l'erreur !).
Je bataille déjà bien avec les administrations, et j'avoue en être parfois épuisée (mon permis de conduire, c'est un poème à lui tout seul).
Grâce à son TDAH, il a droit à plus de temps de les autres pour terminer ses interros et examens !
Comme j'ai également un problème de surdité, ce n'est pas un problème pour l'avoir.


Ça m'étonne que ce ne soit pas si courant en France... Tu es certaine qu'il n'y en n'a pas dans les environs ?
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Holly_ a écrit :
Tu es certaine qu'il n'y en n'a pas dans les environs ?
Je t'assure qu'il n'y en a que 5 sur toute la France, pour le TDAH chez l'adulte. Et je suis dans la région qui les concentre quasiment tous. De plus, ce n'est pas faute de croiser mes infos que j'ai, hélas, obtenu ce résultat ![]()
Le faible nombre de psychiatres spécialistes du TDAH chez l'adulte en France fait partie d'un problème beaucoup plus vaste, qui va au-delà du TDAH, autisme, schizophrénie and co : une psychiatrie complètement dépassée, à l'état de la préhistoire. Et les discours démagogiques de notre cher président :roll: sur le sujet n'arrangent rien, hélas.
Donc soit tu as les moyens intellectuels de trouver du soutien, soit tu crèves. Et on ne peut pas dire que les associations en psychiatrie m'aient beaucoup aidé, bien au contraire. Malheureusement pour ma pomme, et malheureusement pour la cause de la psychiatrie qui ne risque pas d'avancer avec une ambiance aussi malsaine.
En discutant avec l'association des narcoleptiques, avec qui je suis en contact, je suis arrivée au point que le plus simple serait de consulter un neurologue, en service de neurologie ou en centre du sommeil.
En effet, les neurologues qui prescrivent ce genre de traitement sont plus nombreux que les psychiatres, et ça évitera les complications inutiles avec la Sécu, MDPH, permis and co (peu de chance qu'un neurologue me demande de bosser en ESAT pour le coup).
Dernière modification par Giulia27 (03/12/2011 20:28:02)
Parce que le TDAH chez l'adulte n'est même pas reconnu par la Sécu française (chez l'enfant, c'est automatique. Pas chez l'adulte. Pourtant, c'est la même maladie. Chercher l'erreur !).
Je bataille déjà bien avec les administrations, et j'avoue en être parfois épuisée (mon permis de conduire, c'est un poème à lui tout seul).
J'avoue que l'administration française a un traitement de la maladie très ... Particulier.
Avec un diabète pourtant très équilibré, j'ai eu et j'aurai encore de multiples complications administratives pour le permis. De même, j'ai dû prouver à la Sécurité Sociale que j'étais diabétique une fois arrivée à la majorité : je le suis depuis toute petite, mais au cas où j'aurais eu envie de changer, je sais pas. xD
Ça en devient absurde, en fait. x)
Courage dans tes démarches, Giulia, c'est vrai que ça peut être difficile, révoltant et, surtout, épuisant ...
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Hendiadyn a écrit :
J'avoue que l'administration française a un traitement de la maladie très ... Particulier.
Avec un diabète pourtant très équilibré, j'ai eu et j'aurai encore de multiples complications administratives pour le permis. De même, j'ai dû prouver à la Sécurité Sociale que j'étais diabétique une fois arrivée à la majorité : je le suis depuis toute petite, mais au cas où j'aurais eu envie de changer, je sais pas. xD
Ça en devient absurde, en fait. x)
Pour le permis, ne m'en parle même pas !! La préfecture renvoie au ministère et le ministère renvoie à la préfecture.
En clair, chacun se renvoie la patate chaude.
Sachant qu'en plus, le méthylphénidate est inscrit sur la liste des stupéfiants, ce qui est source du problème. Ça fait deux ans et des poussières que je suis là-dessus et je suis parfois épuisée (la cardiologue était tombée de l'armoire, surtout quant à pinailler sur un antécédent de péricardite guéri depuis longtemps et sans complication : si ledit médecin ne me croit pas, qu'il m'envoie chez un cardiologue agréé, qui est assez grand pour me dire si je suis insuffisante cardiaque ou pas !!).
Quant à la visite médicale du permis, si tu veux t'éviter les complications inutiles, ne viens surtout pas les mains dans le poches.
Il vaut mieux leur amener trop d'infos que pas assez : plus tu les noies sous le poids des infos et moins ils ont envie de pinailler pour refuser ce que tu leur demandes. Donc plus ils t'accordent facilement ce que tu demandes.
Amène donc ton dossier entier, pas uniquement un certificat de ton diabéto (de toute façon, ton diabéto ne peut pas prendre la décision à la place des médecins agréés). Amène donc les comptes-rendus ophtalmo, neuro, cardio, néphro etc.... Bref, tout ce dont tu disposes. Mieux vaut vingt fois trop que pas assez.
En plus, tu donneras dès le départ une bonne impression face à ces médecins : "Ah ouais, cette petite nana diabétique se prend en charge". Leur hantise : le patient qui ne se prend pas en charge et cherche à leur dissimuler quelque chose de grave.
Si ton diabéto écrit un courrier, il doit se borner à décrire ton état de santé, sans donner d'avis sur ton aptitude à la conduite. Autrement, les médecins agréés ont l'impression qu'on les force à donner une aptitude qu'ils ne veulent pas donner, et crois-moi, dans ces conditions, ça se passe mal, très mal même !! (c'est là où tu cours le risque de te faire envoyer d'un spécialiste à l'autre) San compter que ce n'est pas la responsabilité de ton diabéto.
Bref, ne commet surtout pas l'erreur de venir les mains dans les poches ou de venir avec un certificat d'aptitude de ton diabéto, ça ne fera que les indisposer et ainsi, ils chercheront à te compliquer la vie.
J'ai eu le temps d'apprendre la psychologie du médecin agréé avec mes déboires de permis !!
Donc si ces quelques astuces t'évitent mes déboires, c'est le top.
Courage dans tes démarches, Giulia, c'est vrai que ça peut être difficile, révoltant et, surtout, épuisant ...
Merci ![]()
Ça avance, lentement mais surement. Quelque succès obtenu, et cette affaire de permis devrait se débloquer cette année. J'aurai bien mérité quelques vacances après ça !
Dernière modification par Giulia27 (05/12/2011 17:51:10)
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