Pourtant, un jour, après avoir mis la vaisselle du soir à sécher sur l’égouttoir, il se surpris à regarder le ciel étoilé, et particulièrement une étoile brillant de mille feux se mouvant rapidement. Intrigué, il sortit de sa demeure, refermant la porte avec précaution. Il ne savait pourquoi il avait pris cette décision, mais il sentait au plus profond de lui-même que c'était ce qu'il devait faire à cet instant. Il avança, suivant des yeux la course effrénée de cette astre lumineux, qui finalement se décrocha de la voûte céleste et descendit dans un fracas à approximativement quelques mètres devant lui. Sous le choc de sa chute, Papal perdit l'équilibre et se retrouva projeté dans les plantes alentours, évanoui.
A son réveil, il put observer ce qui avait atterri devant lui, un cristal bleu entouré d'un halo de lumière diffus. Mais Papal n'était pas inconscient, il se méfiait de cette étrange pierre. Ayant déjà expérimenté de la magie d'un vieux sorcier vaudou, il n'avait aucune envie de se frotter de nouveau à la sorcellerie. Mais surpassant sa crainte, notre valeureux héros pris son courage à deux mains et se saisit du mystérieux objet.
A peine avait-il levé le bras pour s'en approcher, la pierre s’éleva comme par enchantement dans les airs et commença sa dérive vers notre ami. Paralysé par la surprise, Papal garda son bras levé, tétanisé et observa le joyau se diriger non pas vers sa main, mais finir sa course près de sa poitrine. Alors commença le fusionnement de la pierre avec son corps. La lueur féerique se propagea rapidement du point d'impact dans toutes les parcelles de son coeur, comme une vague d'énergie que rien ne peut contenir. L'énergie bienfaitrice se rependit de toute part, de ses orteils à la pointe de ses cheveux, détruisant amertume et malheur, mélancolie et idées noires, douleur et fatigue. Puis la lumière commença à décliner, elle s'estompa pour redonner à la peau son aspect terni par la poussière et le charbon mainte et mainte fois remué.
Mais cette peau cachait une nouvelle arme, une arme plus puissante que n'importe quelle arme de poing, une arme qui au lieu de tuer redonnait la vie, le goût de la vie que Papal avait perdu depuis longtemps. Il était ainsi près à commencer un immense chantier, une colossale restauration de l'age d'or d'autrefois, que la houille et l'argile avait enfoui sous le poids des malheur. Mais maintenant, Papal savait que sa vie méritait d'être vécu, et que rien ne pouvait empêcher un homme d'être heureux.











